Harlem shake ! Harlem shake ! Ai-je une tête "Harlem Shake" ? - Live young blog

Harlem shake ! Harlem shake ! Ai-je une tête "Harlem Shake" ?

06Mars
2013

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Harlem shake ! Harlem shake ! Ai-je une tête "Harlem Shake" ?


Curiosités du web  Par Denise Denise

C’est ça MA question. Voulez-vous entrer avec moi dans l’espace « Harlem shake » ? Peut-être trouverez-vous la réponse avant moi ?


« Harlem shake » est un monde assez étrange qui m’a flashée dans l’open space d’une entreprise de création de serious games. J’étais en train de discuter conception d’un business game avec le dirigeant. Tout semblait paisible depuis des heures. L’ambiance était silencieuse, studieuse. Derrière les claviers des ordinateurs, je devinais la jeunesse des créateurs informaticiens. Un premier se leva, puis un second. Soudain, je ne sais pourquoi, je n’écoutai plus mon interlocuteur. Peut-être parce que cette concentration de cerveaux me parut trop intense. Et je me mis à imaginer le programmeur nO 1 mettant son casque de moto sur la tête, le nO 2 sortant de son sac à dos son déguisement d’extra-terrestre, version Villeret dans La Soupe aux choux, puis la dessineuse prenant ses collants roses pour en faire une nouvelle coiffe. Et toute la bande – ultra-loufoque, ultra-frénétique – se désarticulant, torse nu, sur la musique électronique de Baauer. J’étais Alice au pays des merveilles dans le délire « Harlem shake ». Délire collectif qui voulait rompre avec l’ordre établi pour mieux simuler le chaos, le défoulement « con los terroristas » ! Délire sur le buzz, délire de 50 000 séquences pour 250 millions de vues en quelques jours. Le Harlem shake est « nénuphartesque ». A la manière de Gangnam Style ? Gangnam Style, c’est le style. Harlem shake, c’est le débridage « flash mob » à travers le monde.


Alors, moi là-dedans ? J’étais déconcertée. Hors du temps. Il m’arrive, après de longues séquences de réflexion, de me décontracter en pratiquant la drôlerie de l’enfance, le plus souvent agrémentée de splendides éclats de rire. Non, ma tête n’est pas « Harlem shake ». Bien sûr, ma réaction un peu vieillotte me fit penser aux remarques de mes parents à propos des premiers spectacles d’Elvis Presley filmés pour la télévision. C’était tout au début des années soixante. Je me souviens que son déhanchement jugé provocateur était coupé au montage. Elvis, le nouveau sex-symbol planétaire apparaissait en homme-tronc de peur que les jeunes filles en fleur que nous étions n’aient de mauvaises pensées ! Mais expliquez-moi ! Harlem shake 2013, c’est quand même d’un défoulement collectif très sexy dont il s’agit ! Oui, non ?


Et puis, je ne sais trop pourquoi la phrase du prince de Lampedusa, auteur du roman Le Guépard, me vient à l’esprit : «Il faut que tout change pour que rien ne change. »

tags : Live Young, internet, fun

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